La vengeance de l’asticot

Tu ne m’aimes pas ; je le sais !
Et rien en moi ne te rassure.
Je suis l’Attila des vergers
Et dans chacun de tes fruits mûrs,
Tu me trouves faisant ripaille.

Tu ne m’aimes pas ; je le sais !
Tu me trouves souvent revêche.
Attila des garde-manger,
Sur un morceau de viande sèche,
Tu me trouves faisant ripaille.

Tu ne m’aimes pas ; je le sais !
Et comme unique punition,
Attila des grandes marées,
Tu me pends à ton hameçon
Pour que j’attire la « poiscaille ».

A rire, je serai dernier
Car quand tu seras endormi,
Mon pauvre Attila révoqué,
Tu verras le bel appétit
Que me donneront tes entrailles.

Extrait de « Les Poèmes Animaliers »

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